Départ de nuit, lever de soleil depuis le sancy et boucle en bordure du cézallier

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Samedi 03 Octobre

Glidas et Vincent

 

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Départ de Romagnat aux environs de 5h, arrivée à Besse vers 5h45mn, le temps de s'habiller (3°C à notre arrivée!) et d'équiper les spads en éclairage et c'est parti sous un magnifique ciel étoilé sans aucun nuage.  Montée par le GR30 en passant par la montagne des Fraux, où le sol est déjà blanchi par le givre, puis par le Pavin : le brouillard commence à se former à proximité de chaque point d'eau (lac, rivière) et là où il y en a , il fait vraiment plus froid qu'ailleurs! On prend ensuite la route direction Egliseneuve d'Entraigues, et on bifurque direction la chapelle de Vassivière.Je pensais que la lune resterait visible jusqu'à notre arrivée ici, mais non, c'est raté! C'est quand même très chouette avec le ciel étoilé et limpide!
Gildas devant la chapelle :

On prend ensuite le GR4, enfin sa direction, car la nuit, même quand on connait, y'a beaucoup de chemin dans les prés! Arrivés à Super-Besse, on contourne la station en longeant le lac des hermines :

On poursuit notre ascension en passant en direction du VVF pour aller prendre la piste qui monte sur la plaine des moutons. A proximité du puy de Chambourguet, il fait déjà clair et le jour arrive à vitesse grand "V"; je propose donc à Gildas de monter au sommet de ce puy pour assiter au lever de soleil ! Le début de la montée sur le spad puis portage pour arriver au sommet : le soleil n'est pas encore levé mais la vue est déjà magnifique !

Vue depuis le haut du puy de chambourguet (1520m) sur le sancy et le puy-de-dôme :

Vue en Est, des monts du forez aux monts du cantal :

Vue en Sud des monts du cantal au puy-de-dôme en passant par le sancy :
 

Le puy-de-dôme dominant le brouillard clermontois :

Le puy de sancy, est lui, bien dégagé : 

Les monts du cantal ont eux aussi "les pieds" dans le brouillard :

Gildas attend que le soleil se montre...

Ah, il commence à apparaitre....

Il arrive...

Et l'horizon s'éclaire petit à petit...

Les premiers rayons éclairent déjà le sommet du sancy...

Et commencent à arriver sur nos pieds :

ça y est, tout s'éclaire sur 360° :


 

C'est vraiment magnifique ces couleurs et ce contraste :
 

Un dernier coup d'oeil sur le lac Pavin avant de redescendre vers la plaine des moutons et d'attaquer ensuite l'ascension du sancy :

Le soleil brille maintenant généreusement et il fait même assez bon :

On poursuit notre ascension sur la piste de la plaine des moutons pour aller rejoindre le col du couhay, tandis que le soleil poursuit lui aussi sonc ascension dans le ciel bleu azur :

Arrivés au col (1685m), on retrouve le GR30 qui va nous emmener jusqu'au sommet du sancy : on bascule alors versant sud du sancy et la piste laisse place à un single assez ludique, avec une vue dégagée jusqu'au monts du cantal :

On se rapproche du col de la  cabanne (1785m) :

ça y est, on découvre l'objectif :

Arrivés au col, il nous reste plus que qlq mètres pour atteindre le sommet du sancy :

Voilà, 1886m, nous y sommes: la vue est superbe, et dégagée sur 360° :


C'est beau, n'est-ce pas Gildas ?

En détails, voici un p'tit topo directionnel :
A l'Est, on voit le puy de la perdrix, besse et le forez en arrière-plan:

Au nord, on voit la chaine des puys, avec son point culminant, le PDD :

Au sud, ce sont les monts du cantal qui s'offrent à nos yeux :

Al'ouest,on donne sur le cirque de la fontaine salée et on distingue l'emplacement du barrge de bort (là où il y a une mer de nuage) :

Un dernier instant de contemplation:

Juste avant d'entamer la descente, Gildas fait le photographe pour un homme, arrivé au sommet avec fierté (et il a de quoi être fier et heureux!) 2 mois seulement après avoir fait un infarctus et frolé la mort!

On redescend ensuite en passant par le puy de la perdrix, puis la plaine des moutons et retour à super-besse. On prend la route jusqu'au bas de la rampe, et on la quitte pour prendre le sentier de découverte qui va nous emmener jusqu'à Besse : première fois que j'emprunte ce sentier : le début est bien roulable, mais par la suite, ça devient difficile de rester sur le vélo: on doit porter le spad!
On longe la fontaine de Goyon, et le single redevient alors roulable jusqu'à Besse. P'tit arrêt au stand (la voiture) pour poser nos éclairages, et se délester des vétements chauds : le soleil brille maintenant généreusement et il fait chaud!

Hop, c'est partit pour la deuxième partie de l'aventure du jour : un p'tit  tour (enfin bon, sur la carte; sur le terrain, c'est relatif!) autour de Besse et jusque sur le plateau du cézallier. On prend la route direction compains puis direction Vaucoux : 100m de D-, à l'ombre : finalement, fait pas si chaud que ça ! Heureusement que la descente sur route n'a pas été plus longue!
On quitte la route pour prendre un Pr qui va nous emmener jusqu'à Ourcières en alternant piste et single bien sympa en forêt. Nous voilà au fond de la vallée, à 783 m, y'a plus qu'à remonter sur le plateau de la jarrige à 1150m! Un p'tit bout de route puis on prend à droite la piste qui va nous emmener sur le plateau : qlq mètres, et déjà un premier mur : cette montée va faire mal ! La suite n'est qu'une succession de murs entrecoupées de rampes où on est obligés de pousser le spad : Oh pinaise, c'est brutal ! Comme dira Gildas, lors de la remontée de vallée suivante : y'connaissent pas les épingles par ici! C'est rien de le dire : première bosse et j'ai déjà mal aux jambes; le point positif, c'est que maintenant, on est bien réchauffés : même à l'ombre, on sent plus la fraicheur!
On retrouve une piste et une pente plus raisonnable; un peu d'égarement, au cours duquel je casse un rayon arrière (cassé net par des branches: mais une crossmax, c'est solide : la jante est à peine voilée et ne bougera pas de la journée!) et nous sortons de la foret pour arriver sur le plateau: on a alors un très beau point de vue sur le sancy :

On poursuit sur cette piste roulante, nous basculons sur l'autre versant du plateau (coté est); vue en direction du sud, du cézallier au sancy :

 

Il fait vraiment un temps splendide :ciel bleu azur, et températures douces : on se croirait en été! Mais quand on roule, le fond de l'air, frais, nous rappel qu'on est bien en automne!

On prend un bout de route pour traverser le hameau de Chananeille, puis on bifurque à droite après le Pradet (1090m) pour emprunter le chemin qui va nous emmener à Bessolle(778m).
ça descend bien, le chemin est pas mal raviné : il faut bien regarder où on place sa roue! J'ouvre le chemin quand j'entend un bruit bizzare : Aie, le spad de Gildas s'est arrété, mais, lui il a continuer de descendre ! bon rien de trop grave :le genou saigne un peu et le pouce lui fait bien mal, mais mon camarade est solide et son spad n'a rien : c'est repartit!
On longe Bessolle et on poursuit la descente jusqu'au hameau de Pradelle (650m), sur une piste en sous-bois vraiment agréable : ça descend bien, y'a qlqs épingles, des racines!

 

 

Bon, sympa cette descente! Mais maintenant qu'on est tout en bas, il va falloir remonter! Donc, fond de vallée à 660m, direction le plateau à 990m: ça sent le mur bien raide ça ! Effectivement qlq mètres en pente douce et puis, comme on l'avait deviné , nouveau mur puis léger replat puis une bosse plus cool puis un nouveau mur : ouah, ça fait mal aux jambes!
Arrivée enfin sur le plateau (je commençais à trouver cette bosse un peu longue!), la faim commence à sérieusement se faire sentir : ça fait 7h qu'on roule! On prend (à l'improviste, vu qu'on est arrivé pas tout à fait là où j'avais prévu!) une piste roulante qui va nous emmener au hameau de Marcenat: on fait le tour du hameau pour voir s'il y a de la flotte : il y a bien une fontaine, pleine, mais y'a rien qui coule: curieux! Bon,  on descend un peu plus par une p'tite route jusqu'à la Valette: tour du hameau, là encore, pas de flotte! Tant pis, on a bien faim, et il y a un parking avec une table: ah! une p'tite pause restauration, ça fera pas de mal!

On descend du spad (ah! ça fait du bien là où ça fait mal!), on mange et on se repose un peu :

Bon, c'est pas tout ça, mais la journée n'est pas finie! Lorsque j'avais parlé de ce tour à David G, il m'avait dit qu'on devrait passer pas bien loin de la ferme où il travaille et que du coup, on pourrait passer le voir ! Donc, l'objectif, c'est de rejoindre cette ferme! Une nouvelle fois, nous sommes en fond de vallée et il faut remonter sur un plateau!

On descend encore un peu sur la grande route, jusqu'à  677m, puis on prend une p'tite route (une impasse) qui va nous emmener au hameau de Sault (850m): heureusement pour notre estomac et pour nos jambes, on peut rouler cool grâce à cette descente et à une première portion de remontée assez cool! et comme d'hab, d'un coup la route passe du faux plat à la rampe méchante : ça tire dans les jambes! On arrive enfin au hameau, et là, d'après la carte, il y a une belle piste qui doit amener sur le plateau ! On va au bout du village, on revient sur nos pas : rien, que neni, point de piste à l'horizon!

Bon , analysons la situation! On vient de se taper 200m de D+, on doit impérativement monter sur le plateau pour aller à la rencontre de David, et la seule autre solution pour y aller consisterais à revenir sur nos pas, faire des bornes de route pour rejoindre un single imontable, qui en plus nous enverrais assez loin de notre objectif! La situation est analysée et la solution trouvée: s'il n'y a pas de chemin, on va en faire un!
Un pré semble correspondre à l'emplacement supposé de cette piste fantôme, on saute le barbelé et on y va : une trace laissée par les vaches nous permet de monter un peu, et de l'autre coté du barbelé, on découvre une sorte de piste qui doit etre celle indiquée sur la carte (mais y'a bin longtemps qu'elle n'est plus utilisée) avec le passage d'un homme (enfin, disons plutot d'un sanglier!) : des ronces, des pierres qui roulent, de la boue, de la flotte : c'est le bonheur total !

Bon, Gildas est en éclaireur, je lui demande de temps en temps si il y a toujours une trace et la réponse est toujours "oui" : on poursuit donc notre ascension, le spad sur l'épaule, un coup à droite, un coup à gauche suivant les branches et ronces à éviter; puis à un moment, ben y'a plus de chemin! Là où on est, de toute façon, on va pas faire demi-tour : y'a qlq rochers avec des genets, ça va frotter un peu mais ça doit passer : l'option "droit devant" est donc adoptée! c'est un qd même un poil chaud, ça rape bien les jambes, ça penche pas mal, il faut porter le spad d'une main et s'accorcher de l'autre, éviter les trous invisibles à cause des genets: bref du vtt tranquille quoi!
Mine de rien on grimpe bien quand même, et on se rapproche bien du plateau : ça me rassure, même si je m'interroge sur ce qu'il reste à grimper : tant que c'est des bois, des rochers, ça va, mais si on tombe sur du taillis avec des ronces, faute d'avoir emporter le coupe-coupe, on serait bin embêtés!

Enfin, après diverses portions assez sportives, miracle : on tombe sur une piste, une vraie hein, large, plane, avec de belles traces de tracteur! C'est bon ça! sur les tofs ci-dessous, derrière moi, le fond de la vallée d'où l'on vient

1050m, observons : à droite, ça monte mais ça s'éloigne trop de notre objectif; à gauche, ça descend dans un bois suspect; 200m au-dessus de nous, on voit clairement 2 tonnes à eaux (donc une piste carrossable à proximité) et un replat! Conclusion: droit devant dans la pente, y'a pas à tortiller!
Après ce qu'on vient de passer, porter dans de l'herbe bien propre, même avec une forte pente, c'est un vrai plaisir!

1120m, enfin nous voilà sur le plateau: nous retrouvons une vrai piste, roulable sur le spad : cool!
On enquille la piste jusqu'au hameau du Brugelet, on regarde si jamais on voyait une fontaine, mais niet : on poursuit sur une p'tite route et juste avant de bifurquer sur une autre piste, j'appel David pour lui dire qu'on est pas bien loin, qu'on sera sur place d'ici 15mn, et que s'il avait de l'eau à nous offrir, ça nous ferait bien plaisir! On enchaine donc sur la piste, aprés avoir enjambé un énième barbelé, et en observant le sol, on se fait la même réflexion avec Gildas: entre la terre, l'herbe et qlq cailloux, on apperçoit du bitume : non, c'était une route! Bin quand on voit l'état de la route, on comprend mieux pourquoi on a pas retrouvé notre piste!

On rejoint ensuite la route, et on arrive à une bifurcation avec un chemin, que j'avais prévu de prendre pour nous amener jusque là où David travaille : un coup d'oeil au chemin: non de diou, ça grimpe! Bon, on va rester sur la route, hein!
On enquille donc sur la route pour descendre jusqu'à David: ah, c'est bon de rouler enfin sur la plaque!

830m : nous y voilà enfin! Un boujour à david, au proprio de la ferme, qui nous offre de l'eau fraiche (de sa propre source perso, qui alimente toute son exploitation) et même un jus d'orange bien frais (y'avait aussi l'option canon de rouge, mais après plus de 9h spad, ça nous aurait achevé sur place!): on discute un moment, puis il faut se remettre en route, car la voiture est encore bien loin!

On remonte sur la route ce qu'on a descendu quelques instants plus tôt, puis au Malnon, on sort la carte pour décider des options futures : l'aprem commence à etre bien entamer, les bonhommes aussi, alors on décide de rester sur la route (et sur la plaque) pour enquiller le chemin du retour :on traverse chassagne(950m)  puis combes(100m) puis Genelière (1100m) et on arrive à la croix maubert(1156m): j'ai pas bien envie de passer la vallée de la Mayrand, alors on continue droit devant pour rejoindre Brion et resdecendre ensuite sur Compains! Depuis qu'on est sur le plateau, y'a un fort vent du sud qui souffle, qui aide pas bien à avancer et qui est en plus plutot frais! Gildas, fait la trace devant, j'essaye de me caler dans sa roue!

On passe au pied des éoliennes du plateau de la Mayrand, un p'tit arrêt tof s'impose:

Gildas en profite de cet arrêt pour mettre une épaisseur en plus, et c'est reparti : on passe la Cabane, et enfin on aperçoit Brion : on laisse la route qui va à la Godivelle, une p'tite descente, une p'tite montée : ça y est, nous sommes à Brion (1220m). On va enfin pouvoir reposer un peu les jambes en profitant de la longue descente jusqu'à Compains (997m). Il fait pas bien chaud dans la descente, à l'ombre, et nous sommes bien content de retrouver le soleil à Compains!

Dernier effort de la journée, la remonté jusqu'au lac de Bourdouze (1180m) : Gildas trace devant, moi, je commence à avoir mal aux jambes, alors j'y vais plus cool!
Arrivés au carrefour avec le chemin qui va au lac de Montcineyre, on bifurque à gauche pour ne pas renter par la route! On emprunte la large piste jusqu'au lac(1182m) une p'tite tof

et on poursuit sur le GR30 puis sur la route pour rejoindre les hauteurs du pavin, on bifurque vers le lac d'estivadoux, sur la route qui va au foyer de ski de pertuizat (là où on fait notre journée raquette/raclette 2009!)

Une dernière halte pour admirer le sancy

et on reprend le chemin emprunté 11h plus tôt, à savoir le GR30, la montagne des Fraux, et enfin retour à la voiture.

Ouah, sacrée journée !!!

Bilan : une énorme sortie de 120 km et 3600m D+ 
une météo plus que parfaite: du soleil du début à la fin, pas un seul nuage, des températures plutôt clémentes pour un mois d'octobre,
des conditions idéales pour assister au lever du soleil,  c'était vraiment magnifique!
Parcours très très physique, mais ça vallait vraiment le coup d'explorer ce secteur!
Vraiment merci à David pour le prêt de son éclairage et son accueil sur son lieu de "travail", et à Gildas pour avoir bien voulu rouler avec moi, même quand on pouvait plus rouler!Le parcours du jour (cliquez pour zoomer):

 

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