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Eric a dèjà résumé le contexte donc rien à ajouter. Les départs du 32 km
et du 50 km sont donnés en même temps donc c'est un gros bordel en ville dès le
2e virage et sur les chemins plus tard. Dommage qu'il n'y ai pas eu 5 ou 10 min
d'écart au départ.
Je me retrouve avec Eric le long du canal puis on
descend rapidement du vélo pour courir dans de la terre argileuse.
hyper collante.
Tout se passe bien, Eric est 5 m devant moi et nous
remontons enfin sur le vélo.
Je monte quelques pignons (enfin
j'essaye !) et je sens un gros accroc puisque mon pédalier se bloque. Un gros
bouffon vient de meme mettre sa roue avant dans le dérailleur arrière alors que
le chemin fait 4 m de large... Je descend du vélo et "check" la transmission complète. Je
perds 1 min et 20 places environ. Je suis blasé mais bon c'est ainsi.
Je
remonte les coureurs un à un mais pas suffisament. Je me retrouve dans la 1e
descente derrière un groupe de gars qui n'avance pas. Je ne vois (et ne verrais)
plus Eric jusqu'à la ligne d'arrivée. Dommage.
On roule et courre dans
20, 30 ou 40 cm d'eau. Les gars de devant n'avancent pas. Je ronge mon
frein.
Dans les bosses très pentues, j'en "chie" un peu avec le mono
plateau en 32 dents mais bon je l'ai choisi.
Je
trouve la plupart des montées un peu trop roulantes mais bon il en faut pour
tout le monde. Les descentes sont elles sans difficultés majeures mais il faut
tout de même piloter un peu. Seul l'accident (jambe gauche en "vrac") d'un
concurrent m'obligera à attendre et descendre à pieds.
Je roule un long
moment avec un gars sympa sur un Scott Scale WC. Dans un sentier montant et
parsemé d'épingle, je pense à Eric et me dit qu'il à dû penser à moi en mono
plateau dans ce passage. Au détour d'une bosse entre les vignes, d'un seul
coup je ne vois plus mon collègue de passage. Je suis maintenant
solitaire.
Dans la bosse suivante je vois un gars devant moi. Il a l'air
de monter plus vite que moi, mais la distance qui nous sépare est trop
importante pour en être sûr. Dans la descente suivante, à ma grande surprise, je
le rattrape et le double déjà. Il me demande si derrière moi il y a du monde qui
"rentre". Je lui dit que non sans savoir vraiment. Vient la dernière bosse où
il me passera à la moitié de celle-ci. Je pense : "Roule, roule, je t'aurais
dans la dernière descente". Sur la portion de route légèrement descendante et
en virages, je l'aperçois à 200 m. Il se retourne pour voir où je suis. Cool, la
fin va être exitante.
Une dernière petite bosse en single et puis on bascule
définitivement sur l'arrivée. J'enchaine bien les petites marches et les
pifs-pafs entre les arbres et puis "paf" la hanche dans l'arbre. Ouille, ouille,
ouille, on est pas en slaslom hivernal sur spatules, les piquets ne tombent pas
comme ça dans les bois Je
repars rapidement car je veux revoir mon adversaire du moment. Et puis au detour
d'un virage en épingle et pentu, je le vois vélo à la main. Il me vois et me dit
: "Ca doit passer". Je passe en le doublant et lui dit : "Oui, oui, ça passe"
Pas de faute jusqu'au bout et ça devrait le
faire. Effectivement, je franchis la ligne 7e au scratch. Je suis plutôt
content même si je rumine encore le début de course.
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