Marathon de l'Oisans 2004
  
  

L’inscription est de 30€ + 1€ pour la navette qui nous ramène aux Deux-Alpes. A mon avis, le prix est justifié au vu des prestations. La course a débuté à 9h30 (au lieu des 8h30 initialement prévus : curieux !) des Deux-Alpes. Au départ, 180 personnes sont inscrites sur le 100km, dont le champion du monde des marathons. Presque tous les coureurs viennent des Alpes (françaises, suisses, italiennes, allemandes, autrichiennes) et rares sont ceux venant de régions plus plates. Quand on va chercher sa plaque de course, on reçoit avec les consignes de course, un ticket pour la navette de retour aux Deux-Alpes, un ticket pour un repas à l’arrivée, un dossard, un bracelet électronique, un tee-shirt, un guide sur la station de Bourg d’Oisans, un sur celle des Deux-Alpes, une carte touristique du massif de l’Oisans et des autocollants. 

Le départ est donné au pied d’une piste de ski, sur l’herbe. Après une centaine de mètres à monter, on redescend vers le lac du Chambon par un single-track avec un fort dénivelé, assez technique, mais avec une vue superbe (1000m de dénivelé en 7km). Et c’est là que commence vraiment le marathon : 1200m à monter jusqu’au Plateau d’Emparis. Au départ, on monte par la route, mais après, c’est une piste roulante et large. Si au départ, c’était le grand beau temps, arrivé au sommet, c’est l’inverse : il pleut et il fait froid. Premier des trois ravitaillements avec de l’eau, du pain d’épice, des pâtes de fruits, des quartiers d’oranges. Après ces 20km de montée (2h pour ma part) on redescend 1000m en 5km. Et après, c’est reparti pour monter jusqu’à l’Alpe d’Huez où nous attend le dernier ravitaillement. A partir de là, toute la fin du parcours (40km) se fera sous la pluie (glacée), ce qui rendra certaines descentes sur l’herbe assez difficiles. De l’Alpe d’Huez, on a à nouveau 1000m de descentes (avec quelques portions de montées techniques sur single-track) jusqu’à une vingtaine de kilomètres de Bourg d’Oisans. Dans cette partie, on enchaîne route, chemin roulant, single-track à flanc de montagne (impressionnant !), assez techniques à cause des cailloux et rochers. Le paysage est magnifique et très impressionnant. Pour finir, on rejoint Bourg d’Oisans par des chemins très roulants, plats ou presque, en forêt, pendant 20km (la seule portion assez peu intéressante).

Franchement, c’est une course grandiose, à faire une fois. Les points de vue sont extraordinaires, grâce aux dénivelés énormes entre la vallée (vers le lac du Chambon à 1044m) et les sommets à 3000m, et grâce à la diversité des paysages (pâturages, falaises, glaciers, cascades et forêts). Physiquement, ce n’est pas si terrible que ça (si on ne roule pas à 22km/h de moyenne (on est alors premier !), même s’il y a quelques passages assez techniques (toujours en descente).

Le balisage est impeccable, la traversée des routes est bien sécurisée, les ravitaillements suffisants et bien placés, il y a de nombreux points de contrôle et la sécurité est correcte (j’ai vu un hélico tourner au dessus des deux descentes techniques), même si certains passages m’ont semblé assez dangereux pour un coureur amateur (avec des aplombs à se tuer !). Ce qui m’a plu aussi, c’est qu’il n’y avait aucun sponsor sur le parcours : juste le coureur, son vélo et la nature ! (On ne se croyait pas dans une zone commerciale comme sur certaines courses !)

Par contre, je n’ai pas aimé que certains coureurs jettent leurs emballages énergétiques sur les chemins, dans un tel cadre ! (Ils pourraient les remettre dans leurs poches : ce n’est pas compliqué, ça prend pas de place, ça pèse rien  et ça pollue pas !).

Enfin, anecdote personnelle, j’ai roulé pendant les trois quart de la course avec une vététiste pro, qui en plus d’insulter régulièrement tous ceux qui ne la laissaient pas immédiatement passer (beaucoup de « fuck you »), a coupé la fin du parcours  (je l’ai doublée dans une descente peu avant la fin, et une dizaine de kilomètres plus loin, je la retrouve devant moi, alors qu’elle ne m’a jamais doublé : surprise !) avant de m’insulter au final car je roulais fort et quand j’ai ralenti pour la laisser passer elle m’a dit qu’elle avait besoin de la place, moi non (selon elle) et que je n’avais pas à rouler si fort et que je devais la laisser passer.

Aussi, à la fin, (même si j’ai fini dernier), on a pris la navette pour revenir aux Deux-Alpes, sales et gelés, (il n’y avait pas de douches sur le lieu même de l’arrivée !!) chercher la voiture pour revenir à Bourg d’Oisans se doucher et prendre nos vélos (laissés dans un parc gardé). Mais arrivés sur place, les douches étaient fermées (depuis une heure, et on avait pris l’avant-dernière navette : donc si on était allé se doucher avant, on n'aurait pas pu revenir chercher la voiture !) : il faut donc arriver le premier si l’on veut profiter de l’organisation ! Finalement, on a pu se doucher dans un camping.

A part ces petits incidents, c’est une très belle course, dans un cadre grandiose, avec une assez bonne organisation : je reviendrai l’année prochaine !!

Vincent.

  

"Un concentré des plus belles pistes de l'Oisans ! Grands plateaux en altitude, vallées verdoyantes, descentes vertigineuses, chemins sinueux, balcons aux panoramas époustouflants... rien ne vous sera épargné ! En toile de fond : les glaciers de la Meije, La Roche de la Muzelle, le Pic Blanc et de nombreux autres sommets majestueux de l'Oisans."      

Le descriptif ne mentait pas ! Comptant pour la 1ère manche de la coupe du monde de VTT Marathon, cette course a réuni des vététistes de nombreuses nationalités. Ici tout est à autre échelle : 
  - le paysage, on a vue sur les glaciers, les vallées, le lac du Chambon, etc 
  - les montées, jusqu'à 1200 m de dénivelé, peu pentues, roulantes mais longues, à flanc de montagne, permettant de savourer la grandeur du site
  - les descentes qui contrairement aux montées sont bien abruptes, techniques et en superbes single-tracks, avec virages relevés ; à elles seules, elles valent le déplacement
  - le niveau, j'ai jamais vu grimper autant de monde à ces allures !
La pluie et le froid étaient présents sur la fin du parcours mais de par la beauté du site, ça prend une toute autre dimension ! Un début d'hypoglycémie (à mi course) comblée au pain d'épice et 20 km de crampes aux cuisses mais je gérerai mieux la prochaine fois. Je profite pour saluer les quelques vététistes avec qui j'ai bourriné sur les 10-15 derniers km (chemin plat en forêt), ça partait dans tous les sens mais on s'est tous serré la main à l'arrivée, avec le sourire !

Mon 1er 100 km et ma plus belle course !!! Je suis marqué, j'en redemande !

Olivier.

   


 
 
Les Deux Alpes


 
 
L'Alpe d'Huez


 
 
Bourg d'Oisans

 
Davantage de photos : http://allemont.free.fr/php/detail.php?ref=oisans01&pwd=

Notre hôtel : http://hotelserre-palas.fr une bonne adresse

Compte-rendu et supers photos d'un vététiste : cdreek57.chez.tiscali.fr/marathon_oisans.htm

Super compte-rendu et photos d'un autre vététiste : www.bikersclub78.org/BCN2004/RESULTATS/06_19_100kmOisans/Oisans04.htm